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Quelques nouvelles de Pablo Neruda

Alors qu’on ne peut toujours pas dire si le poète chilien a été assassiné ou non, deux ans après son exhumation (“A dos años de la exhumación de los restos de Pablo Neruda”, www.teleSURtv.net, 8 avril 2015), des poèmes inédits, retrouvés dans les dossiers de la Fondation Neruda, ont été publiés au début de l’année, façon pour lui — quelle qu’ait été la cause immédiate de sa mort — de vivre encore un peu parmi nous (“Pablo Neruda revive con sus 21 poemas escondidos”, La voz de Galicia, 3 mars 2015).

On publie aussi des lettres inédites échangées avec Salvador Allende (“Publican libro con cartas inéditas sobre la amistad de Neruda y Allende”,  DiaroUchile, 19 décembre 2014). Et pendant tout ce temps, une amante, la nièce de la femme de Neruda, Mercedes Alicia Urrutia, rompt le silence après 40 ans de silence (“Última amante de Neruda rompe el silencio tras 40 años”, 24 Horas, 4 janvier 2015) et révèle la relation qu’elle a entretenu avec lui à Isla Negra.

Assassinat ? Le corps de Pablo Neruda va être exhumé

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La tombe de Pablo Neruda à Isla Negra

Suite aux déclarations de Manuel Araya, chauffeur du poète durant les derniers mois de sa vie qui affirmait en 2011[1] que des agents de la dictature militaire auraient profité du cancer de Neruda pour lui injecter du poison dans l’estomac à la clinique Santa Maria de Santiago du Chili, le corps de Pablo Neruda va être exhumé à des fins d’autopsie. C’est ce qu’a accordé à l’avocat du Parti Communiste chilien, Eduardo Contreras, le juge Mario Carroza.

Enterré auprès de sa troisième épouse, Matilde Urrutia, à Isla Negra, le corps du défunt officiellement décédé d’un cancer de la prostate le 23 septembre 1973, va revoir le jour dans la première quinzaine d’avril 2013.

Il faut aussi noter l’étrange absence du dossier clinique de Neruda à la clinique Santa Maria, malgré l’obligation à laquelle était tenue l’établissement, et le silence tenace de l’infirmière de Neruda à cette époque, Rosa Núñez[2]

Après Allende et Neruda, Frei ?

Une autre enquête en cours concerne les circonstances de la mort d’un autre opposant au régime Pinochet, l’ancien président Eduardo Frei Montalva (1964-1970), qui s’est éteint en 1982 après une opération bénigne.

  1. [1]Témoignage repris dans le livre de Francisco Marín, El doble asesinato de Neruda paru en 2012 au Chili
  2. [2]Amorós 2012, 22-23