J’ai donc mis au point quelque chose que je pensais plus doux. J’ai attaché un homme, solidement, de manière à ce qu’il ne puisse pas bouger. Je lui ai mis une pince à linge sur le nez pour qu’il soit obligé de respirer par la bouche. Et une grande bassine en hauteur au-dessus de lui s’écoulant goutte à goutte dans sa gorge. Il fermait la bouche, alors j’ai trouvé des outils pour l’obliger à la lui tenir ouverte. Qu’il ingère peu à peu les litres d’eau qui se trouvaient sur lui. Je pensais qu’ainsi, en sentant les effets de l’eau, il craquerait et parlerait. Les collègues trouvaient ça inventif, ils voulaient donner mon nom à la technique, quelle honte ! Aujourd’hui un d’eux est revenu avec des informations sur le supplice de la goutte d’eau. J’ai dû me forcer à sourire à ces blagues, sans pleurer, par quelle force ai-je pu feindre toute la journée ? [4. VI §3]

Ma Bande Sonore