Lorsque Juan corrige le roman qu’écrit Luz – celui-ci prend un tour très borgesien lors de leur discussion -, il finit par déclarer que sa jeune élève « arrive1 à mêler ici MC Escher, Nietzsche, Prévert et un peu d’Ayn Rand sans ses côtés fascisants ». La référence à MC Escher vient évidemment de ses mains se dessinant, datant de 1948 :

mains-se-dessinant-mc-escher.

En effet, Luz écrivant l’histoire d’une Chilienne des beaux quartiers, Dolorès, qui elle-même écrit dans ce roman un autre roman dont le personnage n’est autre que Luz en personne, les deux femmes se trouvent dans le même cas que ces deux mains. Ceci a donné lieu à un projet d’écriture ouvert pour écrire ce roman : Femme(s) s’écrivant, projet d’écriture.

Remarquons d’ailleurs que « Jour et nuit » (1938) du même dessinateur pourrait faire une belle idée de couverture pour le roman. (cf. dans l’entête de cette page)

  1. Remarquons que Juan met un peu la charrue avant les bœufs puisqu’il parle au présent, comme un travail accompli, de ce qui vient juste d’être ébauché lors de leur émulation mutuelle