Paco Ibañez

“Une nuit [de 1971] je me trouvai avec José Agustín, le poète, frère de Juan, qui était à La Coupole en compagnie du chanteur Paco Ibañez. Nous parlâmes, de manière inévitable en ces jours, du sectarisme cubain, de Padilla, de ma malencontreuse expérience à La Havane, y José Agustín m’annonça qu’il me viendrait me voir à l’ambassade parce que lui, Paco et l’architecte Ricardo Bofill préparaient un voyage au Chili. On supposait alors que Cuba, victime de l’embargo, sous-développée, soviétisée, avait chuté dans le stalinisme, et que le Chili, en revanche, avec sa révolution électorale, pacifique, pourrait échapper à ce sort et devenir un modèle mondial. Le socialisme devait bien avoir visage humain quelque part!”

 

“Una noche [del año 1971] me encontré con José Agustín, el poeta, hermano de Juan, que estaba en La Coupole en compañia del cantante Paco Ibañez. Hablamos, como era inevitable en aquellos días, del sectarismo cubano, de Padilla, de mi accidentada experiencia en La Habana, y José Agustín me anunció que me visitaría en la embajada porque él, Paco y el arquitecto Ricardo Bofill preparaban un viaje a Chile. Se suponía en esos días que Cuba, bloqueada, atrasada, sovietizada, había caído en el estalinismo, y que Chile, en cambio, con su revolución electoral, pacífica, podría salvarse y convertirse en un modelo a nivel mundial. ¡El socialismo tenía que adquirir un rostro humano en alguna parte!”

Jorge Edwards, Adios , Poeta [1990], Tusquets, coll. Fabula, 2004, p. 233

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“Córdoba, lejana y sola”, d’un texte de Federico García Lorca, que chante Juan en pensant à son exil, à la terre de ses parents qu’il ne connait que de nom…

Et une de mes chansons favorites chantées par Paco Ibañez, d’un auteur dont j’ignore l’identité :

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