Jaime Guzmán

Jaime Jorge Guzmán Errázuriz (Santiago, 1946 – Ibídem, 1991) était un homme politique, avocat constitutionnaliste et professeur universitaire chilien.

Pendant l’Unité populaire

Ce fut un des pères du Mouvement gremialiste de l’Université Catholique et un farouche opposant à l’UP. Il participa à la vie intellectuelle de son pays, participant notamment à l’émission “A esta hora se improvisa”. A noter que lorsqu’Alain Touraine le vit à la télévision il ne le reconnut pas et dut ajouter une note à son Vie et mort du Chili populaire, en septembre 1973, lorsque Guzmán devint une figure reconnue de la nouvelle classe dirigeante chilienne.

Après le coup d’Etat

Très rapidement après le coup d’Etat, Pinochet lui demanda de diriger un groupe chargé de rédiger une nouvelle constitution, celle qui fut adoptée par plébiscite en 1980 (elle est toujours en vigueur).

D’après un des fondateurs de Patrie et Liberté, Roberto Thieme, Guzmán serait un des responsables intellectuels des violations des droits de l’homme durant la dictature.

En 1988, il participa à la fondation de la revue Realidad.

Il fut assassiné en 1991 près d’un des campus de l’Université Catholique (la rue porte aujourd’hui son nom) où il enseignait, par des Membres du Front Patriotique Manuel Rodríguez, le même bras armé du Parti communiste chilien[1] qui avait tenté d’assassiner Pinochet en 1986.

En juin 2005, après la détention du criminel et ex-militaire allemand Paul Schäfer, et de l’expulsion de Colonia Dignidad, des cartons d’invitation d’amis et de visiteurs de cette enclave furent découvertes, dont Jaime Guzmán aurait fait parti, alors que l’accès était restreinte à l’époque.

L’ex-ministre de la Justice du régime militaire, Mónica Madariaga, déclara dans une entrevue, que Jaime Guzmán donnait des classes à l’intérieur de Villa Baviera à ses disciples et actuels dirigeants de l’UDI, parmi lesquels on aurait compté Pablo Longueira et Andrés Chadwick.

Bibliographie

CRISTI Renato, [2000] El pensamiento político de Jaime Guzmán. Una biografía intelectual, Santiago de Chile, LOM, 2ème édition, 2011

  1. [1]Créé durant le régime militaire. Le PCCh était partisan de la voie légale lors de l’UP.

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