Beatriz Allende

Beatriz Allende - Photo sans date
Beatriz Allende – Photo sans date

Beatriz Allende est celle des trois filles de Salvador Allende qui fut la plus engagée en politique, d’abord avec l’ELN[1] (pour qui elle est Marcela) et le MIR (deux organisations pro-Cuba) puis, tout en gardant son appartenance aux mouvements radicaux, aux côtés de son père à la Moneda.

Beatriz avec son père
Beatriz avec son père

Elle est présente le 11 septembre à la Moneda, avec quelques femmes, dont la Payita, et ne quittera son père que sur ordre de celui-ci, chargée par lui de dire à Miguel Enríquez que son temps est venu (c’est-à-dire celui de la lutte armée) et à Fidel Castro que la révolution chilienne est désormais entre ses mains.

C’est ce qu’elle fera le 23 septembre à Cuba, lors d’un discours où, après quelques minutes de discours rapportant ce qu’elle a vécu le jour du 11 septembre 1973,  elle passe la parole (et, symboliquement, le relais de la révolution) au Líder Máximo, qui narre non seulement des événements auxquels il n’a pas pris part comme s’il les avait vécu lui-même, mais donne à la conscience mondiale le sens qu’il faut attribuer à ceux-ci.

Beatriz et Luis Fernández Oña
Beatriz et Luis Fernández Oña

S’apercevant que son mariage n’avait été qu’une commande de Fidel Castro à celui qui était chargé de s’occuper des Allende lors de leurs visites sur l’île, Luis Fernández Oña, surprise par l’accueil parfois hostile et souvent moqueur des Cubains, voyant que la mise en place d’une armée de libération du Chili piétine[2], Beatriz ‘Tati’ Allende sombre dans la dépression au point de se jeter par la fenêtre non sans avoir laissé une lettre que les autorités cubaines n’ont jamais révélée…

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Bibliographie

ESPUÑA Margarita, [2010] Tati Allende. La hija revolucionaria del presidente chileno, Barcelona, RBA libros, 222 p. ;

  1. [1]Ejercito de Liberación Nacional
  2. [2]Dans Nuestros años verde olivo, Roberto Ampuero raconte que les hommes prévus pour cette tâche étaient en fait affectés à d’autres causes.