Que j’aimerais épouser son corps, le rythme de l’ondulation de ses parures, un discret plaisir en suspens dans une atmosphère glacée sans que l’on souffre du froid, la fragilité d’une image sans consistance. Je voudrais passer une vie à poursuivre un mystère, à observer inlassablement les mouvements de mon désir, être cette petite pluie d’or qui vient humidifier les rêves de la Danaé de Klimt, une douce caresse qui saurait laisser à ma fleur tout son premier lustre, sentir sa chaleur à distance, nudité habillée, consommer sans user. Un effluve de doux rêves remonte en moi. Je ne peux m’empêcher de voir notre vie future comme une série d’épisodes de joie, pas une seule dispute, pas d’incompréhension, nous serions transparents l’un pour l’autre, notre vie commune tiendrait du miracle permanent, une création continuée dont nous serions en même temps que les auteurs les protagonistes principaux… [1. X §3,1415…]

Danaé de Klimt

Danaé (1907) de Gustav Klimt