Archives de catégorie : Elements culturels et historiques

Par la raison ou la force

L'Ecu national du Chili avec sa devise : "par la raison ou la force".
L’Ecu national du Chili avec sa devise : « par la raison ou la force ».

“Por la razón o la fuerza” (« par la raison ou par la force ») est la devise patriotique du Chili qui date de l’indépendance du pays et figure sur l’Écu National depuis 1812. Elle constitue la reprise de la locution latine “aut consiliis aut ense” (« ou par le conseil ou par l’épée ») et signalait à l’époque que si l’indépendance n’était obtenue par des voies pacifiques elle le serait pas la force.

Cependant, il ne s’agit pas là de la première devise nationale. Dans le premier Écu national, créé durant la période appelée Patrie Ancienne, il portait dans sa partie supérieure une inscription qui disait “Post tenebras lux” (en latin : « après les ténèbres, la lumière ») et dans la partie inférieure “Aut consiliis aut ense” (« ou par le conseil, ou par l’épée »), phrase utilisé pour menacer les rivaux. Elle est proche de l’actuelle “Por la razón o la fuerza”.

Au début de la présidence de Ricardo Lagos Escobar, un débat eut lieu pour changer la devise actuelle en « Par la force de la raison », formule moins belliqueuse. Les députés de la Concertation ne pouvant obtenir le quorum nécessaire pour effectuer un tel changement, une nouvelle tentative échouant en 2004, la devise reste toujours inamovible.

On peut noter en passant que sur l’écu national, les animaux qui tiennent le blason étoilé sont un huemul et un condor, deux animaux typiques des Andes.

Recette de la cazuela

cazuela_de_vacuno

Ingrédients : 1 poule, 6 pommes de terre, 2 poupées de maïs doux, 200 gr. de potiron, 200 gr. de petits pois, 1 poireau, 1 oignon, 1 tasse de riz, coriandre.

Préparation : couper la poule en morceaux, faire dorer les morceaux de poule dans une cocotte ; ajouter ensuite les pommes de terre, le maïs, le potiron, le poireau, l’oignon, les petits pois, le riz ; ajouter quelques feuilles de coriandre ; recouvrir d’eau ; cuire à feu doux pendant une heure ; servir par assiette, un morceau de poule, une pomme de terre, un morceau de maïs, un peu de potiron et du bouillon.

Chili riche / Chili pauvre

Un petit film sans paroles du Centre de Cinéma expérimental de l’Université du Chili, réalisé par Pedro Chaskel y Héctor Ríos en 1970.

Ce document audiovisuel veut refléter, avec un ensemble de vidéos et images, les contradictions de la vie quotidienne des classes sociales du Chili de 1970, ainsi que la violence naissante que commence à connaître le pays avec la polarisation politique de l’époque. Les dernières images sont consacrées à la célébration populaire dans les rues du grand Santiago, après le triomphe de Salvador Allende, le 4 septembre 1970.

Morceaux :

  • “Santiago Quisiera volverme noche” d’Angel Parra
  • “Dame la mano” de Gabriela Mistral
  • “Un gallo de amanecida” d’Alejando Reyes
  • “Elegia” d’Eduardo Carrasco

Descomedidos y Chascones

“Descomedidos y Chascones” (grossiers et chevelus) est un film expérimental tourné sous la direction de Carlos Flores del Pino en 1971 et 1972. Le film montre la jeunesse chilienne sous l’Unité Populaire.

Dans un jeu de reflet de la société chilienne sur elle-même, on y voit des travailleurs de l’industrie Textil Progreso, réagir à des images du Festival de Rock Progressif qui eut lieu à Viña del Mar. Plus loin on y voit des hippies – dont Tito Valenzuela -, ou des scènes de travaux volontaires d’été réalisés par des étudiants de la Fédération de Etudiants de l’Université du Chili. On peut suivre les commentaires de tous ces jeunes, notamment un groupe d’étudiants de secondaire (Educación Media), de droite à qui on montre des images de jeunes travailleurs, ou encore des jeunes du campement Nueva Habana, à qui on fait voir des courses d’autos effectuées à Las Vizcachas.

Descomedidos y Chascones aurait dû être diffusé massivement le 11 de septembre 1973. Le Coup d’Etat empêcha évidemment la sortie de ce documentaire qui explore la jeunesse des années 70. Sa diffusion eut lieu quelques fois au Chili, puis à Caracas, La Havane ou Madrid. Il existe une copie à la Cinethèque de l’Université du Chili.

Le film peut être vu en ligne et en intégralité sur cinechile ou sur le site de la Cinethèque de l’Université du Chili.

Pour finir ici, un extrait fameux :

Pour réviser les sigles (sauf le dernier), il y a une page consacrée aux sigles qui vous aidera…

Les homosexuels à Cuba (au début des années 70, d’après Roberto Ampuero)

On pourra s’étonner de trouver des propos durs à l’encontre de l’homosexualité dans la bouche d’un homme de gauche, au chapitre 4. Il faut bien pourtant se rappeler qu’avant le tournant des années 80, même la “gauche”, qui se fait fort aujourd’hui, en Europe, de les défendre et d’étendre leurs droits, n’a pas été très tendre avec cette minorité. Notamment à Cuba :

J’ignorais [Roberto Ampuero] alors que les homosexuels cubains feignaient une certaine virilité pour éviter des représailles, bien que certains d’entre eux, occupant de hauts postes gouvernementaux, (…) montraient ostensiblement leur orientation sexuelle sans souffrir aucun désavantage.

— Eux, Celia Sánchez Manduley, la secrétaire de Fidel – m’expliquèrent [mes amis] -, les protège, mais le jour où le frère prendra le pouvoir il les persécutera sans pitié, puisqu’il hait ces oiseaux-là. Continuer la lecture de Les homosexuels à Cuba (au début des années 70, d’après Roberto Ampuero)