La tête du tourne-disque se pose sur le disque, le groupe s’appelle Aerosmith, la chanson du 33 tours “Dream on”. Je découvre.

Sing with me, if it’s just for today
Maybe tomorrow the good Lord will take you away…

Foutue soirée. Et Gladys ? Les enfants sortis de nulle part. Camila et ses combats. La mère de Camila et ses bourgeoises d’amies, et le temps qui ne fait rien à l’affaire… Il faudrait un grand tremblement de terre qui emporte tout ça, qu’ils soient ensevelis avec leurs bannières, qu’on les achève à coup de faucilles, de francisques, de baisers, si seulement je pouvais faire vibrer cette musique plus fort, plus fort des milliers de fois : Dream on ! Dream on ! Dream on. ! Et la déclencher moi-même cette secousse catastrophique qui nettoierait le pays de tout ce désastre humain, de leurs rancœurs, enfin de la vraie agitation, de la casse de première classe, on ferait une grande arche où seuls pourraient entrer ceux qui savent que c’est

Sing for the laughter and sing for the tear

après

Sing with me, sing for the year

J’espère que Luz la connait la chanson, il faudra que je lui prête le disque, il faut que je la revoie, n’est-elle pas un peu comme ma fille adoptive, mon espoir, celle à qui je voudrais léguer tous mes livres, mes souvenirs, la seule digne de les connaître ? [1. X §12]

Ma Bande Sonore