— Tu n’as rien dans ton dossier, rien, tout repose sur des suppositions, des préjugés ! Rien, rien, perte de temps, d’encre, de papier, quelle honte ! Tout ça parce que tu as rencontré encore plus haut que le Grand Ecrivant de cette histoire, non pas Dieu, mais Dieu à la puissance 2 : l’éditeur. Et qu’il t’a investi d’une mission. Tu es sûr que tu n’entends pas des voix ? Alors que tu avais déjà fait tes adieux : « j’ai postulé pour être le « je » de Saint Augustin ou le narrateur de Quatre-vingt-treize… » Ahahaha ! La mort de Didon, à côté, c’est le tout jeune Julio Iglesias à « Música libre » entouré de lolos efféminés et reprenant du Claude François en espagnol !

Remember me, but ah! forget my fate.
Henry Purcell, “Dido’s Lament” dans Dido and Aeneas [1689]

Chante-t-il, mal, lâchant le volant pour se mettre la main sur le front et mimer le désespoir qui devait être le mien lorsque je quittai ce texte…
— Juan, parlons sérieusement. Tu me déposeras à Curacaví, ensuite tu vas ou voir ton voilier et rencontrer tes amis de la Confrérie Nautique du Pacifique Austral ou à Valparaíso nous faire vivre le complot des militaires.

Ma Bande Sonore