Nous marchons désormais dans les rues de [Valdivia], près du marché où les éléphants de mer se battent les places d’où ils peuvent récupérer les bouts de poissons que les poissonniers retranchent de ceux qu’ils vont mettre en vente. Helena a entre 6 et 16 ans lorsqu’elle me parle de sa ville natale, m’évoque des souvenirs d’une enfance joyeuse. Heureuse Helena qui retrouve son pays, qui se sent chez elle, et moi où est mon pays ? Est-ce mon Chili d’adoption ?, ma France natale ?, l’Andalucía rêvée et fantasmée de l’imaginaire familial et que je ne verrai pas tant que le franquisme y règnera ?

Jaca negra, luna grande,
y aceitunas en mi alforja.
Aunque sepa los caminos
yo nunca llegaré a Córdoba.
Federico García Lorca, “Córdoba lejana y sola”1

Suis-je de Tlön, finalement ? [1. XIV §4]

Ma Bande Sonore

Note

  1. Paco Ibañez n’ayant mis ce texte en musique que bien plus tard, en 1973, Juan ne peut que le réciter