Tous les articles par DBCDF

On se souvient de Salvador Allende

La mémoire du président Allende reste toujours vive. Ainsi, alors qu’on revient sur son dernier anniversaire en 1973 (“Allende celebró su último cumpleaños en residencia mexicana en Chile”, [1]), c’est Eduardo Galeano qui rappelait quelque temps avant de mourir, ses souvenirs avec lui : “Eduardo Galeano y su amistad con Salvador Allende”. [2] l

A noter aussi que le diplomate et écrivain Abraham Quezada, publie un extrait de 15 lettres, extraites de l’échange épistolaire entre Pablo Neruda et Salvador Allende, allant de 1969 à 1973  : Pablo Neruda y Salvador Allende. Una amistad, una historia. (“Publican libro con cartas inéditas sobre la amistad de Neruda y Allende[3]).

  1. [1]www.20minutos.com.mx, 15 avril 2015
  2. [2]24horas.cl, 13 avril 2015
  3. [3]DiaroUchile, 19 décembre 2014

Un film et une BD sur Salvador Allende et l’Unité populaire

Deux œuvres ont vu le jour au Chili qui se focalisent sur la période le l’Unité populaire et la figure du président de la république chilienne, Salvador Allende.

Allende en su laberinto

Le film s’intitule Allende en su laberinto, du réalisateur Miguel Littin.

A lire sur Internet pour en savoir plus :

Los-anos-de-AllendeLos años de Allende

La bande dessinée, Los años de Allende, est signée par le scénariste Carlos Reyes et le dessinateur Rodrigo Elgueta.

A lire sur Internet : “Los años de Allende, novela gráfica sale a la venta en Chile”, Etcétera, 09 avril, 2015 ou “Editan novela gráfica que aborda un periodo clave de la historia chilena: Los años de Allende”,  Zona Literatura, 11 avril 2015

Quelques nouvelles de Pablo Neruda

Alors qu’on ne peut toujours pas dire si le poète chilien a été assassiné ou non, deux ans après son exhumation (“A dos años de la exhumación de los restos de Pablo Neruda”, www.teleSURtv.net, 8 avril 2015), des poèmes inédits, retrouvés dans les dossiers de la Fondation Neruda, ont été publiés au début de l’année, façon pour lui — quelle qu’ait été la cause immédiate de sa mort — de vivre encore un peu parmi nous (“Pablo Neruda revive con sus 21 poemas escondidos”, La voz de Galicia, 3 mars 2015).

On publie aussi des lettres inédites échangées avec Salvador Allende (“Publican libro con cartas inéditas sobre la amistad de Neruda y Allende”,  DiaroUchile, 19 décembre 2014). Et pendant tout ce temps, une amante, la nièce de la femme de Neruda, Mercedes Alicia Urrutia, rompt le silence après 40 ans de silence (“Última amante de Neruda rompe el silencio tras 40 años”, 24 Horas, 4 janvier 2015) et révèle la relation qu’elle a entretenu avec lui à Isla Negra.

Une interview de Carlos Caszely

Carlos-CaszelyLue sur le site du Mundo, cette interview du célèbre attaquant chilien, artisan de la grande saga de Colo Colo en 1973.

A noter que, s’il est sans doute vrai que si Caszely fuit en Espagne (encore franquiste bien que la transition se précisait)  pour éviter des représailles après le 11 septembre 1973, son transfert vers le club de Levante, près de Valencia, semble avoir été décidé dès  juillet 1973. C’est-à-dire plus d’un mois avant le coup d’Etat, et ce alors que le joueur de 23 ans alors et proche du Parti Communiste, avait promis de ne pas quitter le Chili révolutionnaire, préférant œuvrer pour le football de son pays plutôt que de faire carrière en Europe. L’arbitrage probablement truqué de la finale de la Copa Libertadores contre Independiente de Avellaneda (Argentine), aura eu raison de d’un engagement que Juan n’hésite pas à rappeler à son ami français dès qu’il a l’information du transfert…

Carmen Castillo et Alain Krivine sur le Chili de 1973

Dans cette interview Carmen Castillo [1] parle du bouillonnement populaire connu lors de l’Unité Populaire et de la politique du MIR durant cette période.

Carmen Castillo a une jolie formule : « Miguel [Enríquez] est mort au combat. Nous n’étions pas des victimes, mais des militants responsables ».

  1. [1]Alain Krivine est là uniquement pour la relancer et représenter les Comités Chili, ces comités très proches politiquement du MIR à l’époque

Estuans interius (Carmina Burana) de Carl Orff

«  La porte a craqué. Mais personne n’entre. Sans doute ont-ils peur que je sois armé. Je le suis. A la première tête passée dans la brèche qu’ils ont réussi à faire dans mon domicile où même les plus belles femmes de Santiago ne sont pas entrées, je jette les 2000 pages du premier volume des Œuvres de Karl Marx en Pléiade. Mouvement, un deuxième : Marx termine sa course dans la rue, sans avoir cogné le casque d’aucun de mes assaillants. Au deuxième faciès qui se présente c’est le deuxième tome, et 112 pages de plus, acheté quelques temps avant de partir de France, …qui cette fois-ci s’écrase contre le mur de l’entrée. Maladroit, couillon, merde ! Je sens les hommes commencer à s’agiter, ils viennent sans doute de comprendre que je ne suis armé que de culture et de lectures, il me faut alors redoubler d’effort pour que mon dernier baroud d’honneur soit le plus digne possible. “Ça c’était Marx, en français, édition de référence ! J’ai aussi du Carl Schmitt : vous lisez l’allemand, crânes de piaffes?” Et par chance le livre qui a le plus heurté les quelques croyances que j’aie, rebondit enfin sur un des militaires qui entre en courant pour m’attraper. Foucault ne m’aide pas beaucoup à retarder leur course et en deux mouvements, sur l’air d’« Estuans interius », soit après 24 minutes de résistance héroïque environ, je me retrouve par terre immobilisé par deux hommes, pendant que leur chef, de rage, m’injurie et me donne des coups pieds dans les côtes et qu’un autre arrête la musique. »

Bande Sonore du Texte >