Présentation

Je suis un texte aux frontières assez floues, encore en partie à venir, qui revient sur la période de l’Unité Populaire au Chili, commencée par l’accession de Salvador Allende à la présidence de la République chilienne en novembre 1970, et terminée de manière brutale par le coup d’Etat militaire du 11 septembre 1973.

Il n’est pas question de juger ni de prendre parti, mais d’essayer de comprendre l’ensemble des points de vue des acteurs présents sur place à l’époque, des possibles qui s’ouvraient à eux à l’aune de leur « horizon d’attente »[1], de leurs doutes, et de la signification historique que l’on peut espérer tirer de l’échec de la voie chilienne vers le socialisme.

Plusieurs individus, plusieurs voix subjectives, plusieurs regards, te permettront de te plonger, via ma médiation, dans cette période de l’histoire chilienne.

Voilà, maintenant que tu sais où tu es, tu peux soit découvrir mon incipit, soit naviguer dans les différentes rubriques ou les articles via la barre de menus à gauche.

Bonne lecture !

Photo d’en-tête : extrait d’une scène se déroulant entre la rue Teatinos et Huérfanos en septembre 1973, prise par Ken Woessing.

  1. [1]Il ne faut pas surinterpréter cet emprunt au vocabulaire de Jauss, lui-même plus ou moins emprunté à Husserl et Gadamer. Par l’utilisation de cette formule, il s’agit simplement de noter le caractère lacunaire et engagé de notre réception du monde, de sous-entendre la nécessité de mettre le lecteur aux côtés des personnages en lui refusant tout statut privilégié, et de nier avec force la séparation qu’on voudrait marquer entre histoire et littérature, l’histoire n’étant que la prétention toujours déçue d’atteindre l’objectivité lorsqu’on veut faire parler des “faits” passés.